Citation de la semaine

Préparer son CAPEM2.pptx

Intégrer Oui Mais, comment?

Coorrélations entre programmes et manuels scolaires § exemple de préparation

NOUVELLE REPARTITION REMANIEE DE LA 1er AM

NOUVELLE REPARTITION REMANIEE DE LA 2èm AM

NOUVELLE RÉPARTITION REMANIEE DE LA 3èm AM

NOUVELLE REPARTITION REMANIEE DE LA 4èm AM

Le nouveau programme de la 4° AM

H. Yousfi: Méthodologie de l'argumentation

Aperçu du manuel de 4° AM

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mars 04, 2009

S E M I N A I R E S

http://www.sendspace.com/file/f6sb2s
DATE: LES 25 ET 26 JANVIER 2009
HORAIRE: DE 9H A 14 H
LIEU: CEM BOUDIAF MED- TEBESSA
THEME DU SEMINAIRE
SEMINAIRE ORGANISE A L’ATTENTION DES PCEF STAGIAIRES
LES APPRENTISSAGES PONCTUELS: RESSOURCES INDISPENSABLES POUR ACQUERIR DES COMPETENCES ET POUR LES EXERCER
IEF. N. YAHYAOUI
L’apprentissage de l’oral dans le cadre de l’approche par les compétences

Sommaire :
1. État des lieux
2. Place de l’oral dans la séquence
3. Ses objectifs
4. Ses supports
5. Une démarche possible
6. Son évaluation
7. Exemple d’une préparation écrite sur l’oral
1- Etat des lieux
Dans les nouveaux programmes, fait-on de la maitrise de l’oral un préalable à la maitrise de l’écrit ? Quelle est la place accordée à l’oral ?
 Sur le terrain, l’oral :
1. N’est pas évalué spécifiquement,
2. Il n’y a pas de moyens « officiels » permettant de travailler l’oral,
3. Les pistes didactiques et les indications méthodologiques sont insuffisantes,
4. L’oral se présente donc comme le parent pauvre,
5. En classe, l’enseignant se sert de l’oral pour communiquer avec ses élèves,
6. Les élèves s’en servent très peu en classe, faute de sollicitations,
7. La formation des enseignants dans le domaine de l’oral est très lacunaire.
8. L’oral n’est pas une priorité : enseigner à lire, enseigner la grammaire et la conjugaison, enseigner un vocabulaire de base, enseigner à rédiger correctement semblent être les priorités des enseignants et des parents.
9. Certaines pratiques dites orales ne sont en fait que des approches de l’écrit comme par exemple : l’écoute, restitution orale d’un texte, discussion à propos d’un thème, …

la séquence

L’apprentissage de l’oral dans le cadre de l’approche par les compétences

Sa place dans la séquence  la séance d’oral débute la séquence.
 Cette place n’est pas immuable. L’enseignant peut choisir de commencer la séquence par une séance de lecture compréhension afin d’apporter à ses élèves un matériel lexical nécessaire pour qu’ils puissent le réutiliser en séance d’oral.
 Pour les élèves, c’est un moment d’expression orale pour répondre à des questions de compréhension (C.O : Compréhension de l’oral / Réception) et pour produire de courts énoncés oraux (E.O : Expression orale / Production)
 C’est un moment aussi de découvrir les critères de réussite et de travailler oralement les objectifs d’apprentissage assignés à cette séquence.

Ses objectifs  L’activité de l’oral a pour objectif principal la construction du sens.
Cette construction du sens se fera à partir :
1. D’échanges provoquées entre élèves/enseignant et élèves/élèves à partir d’un support-image,
2. Jeux de rôle
3. L’invitation des élèves à une prise de parole dans le cadre de la situation
4. L’écoute active va permettre une production d’énoncés
5. L’évaluation se fera en situation par un retour sur la stratégie
 Ses objectifs
 Développer la capacité de l’écoute (Réception)
 S’exprimer et prendre la parole de manière ordonnée : tours de parole, reformulations, dialogues entre élèves, … (Production)
Tout cela exige un entraînement à l’oral préparé.
Les situations d’enseignement de l’oral et ses supports  Textes poétiques
 Textes en prose
 Jouer un conte, une fable, une courte pièce de théâtre
 La lecture à haute voix (précédée d’une lecture silencieuse)
 Les comptes-rendus
Les situations de communication
 L’échange des questions et des réponses est la situation de communication par excellence.
◦ Se pratique en classe
◦ On veille à ce que personne ne monopolise la parole
◦ On invite les élèves à s’exprimer de manière ordonnée, formuler les idées avec clarté et précision
Remarques :
 Les diverses pratiques de l’oral doivent être mises en œuvre de manière à ce que chaque élève ait à plusieurs occasions de prendre la parole et de bénéficier d’une évaluation de sa prestation orale.
 Lorsque l’élève prend la parole, l’enseignant doit éviter d’intervenir pour des corrections grammaticales ; il ne doit le faire que pour souligner les incohérences qui rendent le propos de l’élève inintelligible ou ambigu.
 Par contre, toutes les occasions de pratique orale sont bonnes pour enrichir le vocabulaire des élèves.
Une démarche possible :
 Nous partons du fait que cette séance, comme tous les apprentissages ponctuels, vise l’acquisition de ressources.
 La démarche qui sied le mieux pour sa prise en charge sur la plan pratique peut se décliner comme suit :
1. Une mise en situation qui peut correspondre à une prise de parole libre de la part des élèves. Les élèves sont invités à réagir librement et à décrire ce qu’ils voient ou ce qu’ils entendent :
 à propos de l’écoute d’un texte dit par le professeur ou d’un enregistrement,
 L’observation d’une illustration, d’un schéma, d’un croquis, …
 … ou de leur environnement immédiat.
2. Suit un moment où les élèves sont amenés à mobiliser des compétences langagières qui seront travaillées au cours de la séquence. L’enseignant proposera à ses élèves qui visent à enrichir leur vocabulaire et à construire des structures syntaxiques nécessaires à une expression courante. C’est l’expression dirigée
3. Pour clore cette séance, on peut proposer aux élèves une activité qui leur permettra un retour sur ce qu’ils ont appris, de réinvestir en situation leurs acquis.
 L’activité que l’on proposera doit viser une intégration partielle des apprentissages abordés au cours de cette séance.
 C’est enfin un moment d’évaluation.
L’évaluation • Exemple 1 : Réciter un poème
• L’évaluation portera sur 02 axes :
1. Les éléments qui portent sur la mémorisation
2. Les éléments qui portent sur les mises en jeu du sens. L’élève doit bien percevoir que réciter engage le sens, et que le sens engage la façon d’oraliser.
• Exemple 2 : Texte oralisé
Les critères de réussite :
1. Le ton
2. L’articulation
3. Le rythme
4. La diction
5. Le volume de la voix
6. La mémorisation


IEF. C. RAMDANI

La lecture – Compréhension dans un apprentissage par compétences
Testez vos connaissances

Rangez dans le tableau suivant les éléments ci-après:
____________________
- Anticipation du sens
- Réponses littérales
- Interaction entre le texte et le lecteur
- Réception passive du message
- Intention de lecture
- Valorisation des connaissances antérieures
- Le sens est dans le texte
- Développement de la compréhension littérale
- Développement des habiletés de compréhension
- Stratégies de compréhension non enseignées
- La mesure de compréhension était celle de l’auteur.

Corrigé
__________________________________________________________________

Quels obstacles entravent-ils la tâche de lecture en classe ?

1- Problèmes de décodage de l’écrit:
En classe, on a plusieurs profils d’élèves lecteurs:
a- les élèves ne savent ni lire ni écrire;
b- ils savent lire ou écrire difficilement;
c- ils savent lire mais n’accèdent pas au sens à cause de:
- Leurs contacts réduits avec l’écrit en langue étrangère
- Leur Indigence lexicale
- Leur Méconnaissance syntaxique (des référents (anaphore, inférence )
Comment y remédier ?
En apprenant à:
- Présenter un enseignement explicite en lecture, c’est-à-dire faire apprendre aux élèves des habiletés et des stratégies qui favorisent leur interaction avec l’écrit;
- À donner à chaque moment de lecture sa place dans le processus;
- À se démarquer de la lecture évaluation à la lecture apprentissage
Objectif de l’exposé :
Améliorer les pratiques de classe en mettant en œuvre des démarches d’enseignement explicite de la lecture compréhension
Plan de l’exposé
1- Qu’est-ce que lire?
2- Objectifs de la lecture compréhension;
3- La lecture compréhension dans les programmes du collège;
4- types de texte;
5- les trois niveaux d’analyse;
6- les trois variables de la tâche de lecture et leur interaction
Qu’est-ce que lire ?
Plusieurs définitions:
1- « Lire consiste à conduire simultanément une double tâche: le traitement perceptif et linguistique du texte d’une part, et d’autre part la mise en relation des phrases successives qui permet une interprétation cohérente du texte. »
2- « La capacité de compréhension des textes serait la résultante de deux capacités:
-la capacité d’identification des mots écrits (I) ou de décodage
- la capacité de compréhension du langage parlé (C)
L= CXI
3- « La lecture est un processus de production de sens. »
4- « L’activité de compréhension est une activité psychologique complexe de construction de la signification. Comprendre, (cum-prehendere) c’est prendre avec, c’est recueillir les informations véhiculées par un message, les confronter avec celles déjà stockées en mémoires (représentations antérieures) , et construire de la signification, c’est-à-dire modifier les représentations antérieures, cess représentations étant alors utilisées comme source et comme instrument de l’activité de construction de cette signification. Les représentations antérieures mises en œuvre constituent la source, c-à-d la base de données de cette activité. Elles constituent aussi l’instrument de cette activité, c-à-d la base des processus de compréhension »
QUELS SONT SES OBJECTIFS ?
- Savoir construire du sens face à l’écrit,
- Devenir une lecteur actif autonome
- Préparer l’élève à la production écrite
La compréhension de l’écrit dans les programmes du moyen
Les programmes du collège présentent d’une manière explicite les compétences et les objectifs d’apprentissage qui permettront à l’enseignant de faire de cette activité un outil indispensable à l’accès au sens face à l’écrit.
Des objectifs d’apprentissage qui sont centrés non seulement sur l’objet de lecture (texte), mais aussi et surtout sur l’élève lecteur. Ils visent à doter l’élève d’habiletés et de stratégies qui feront de lui un vrai constructeur de sens, un lecteur actif autonome.
Pistes pédagogiques
Ces objectifs d’apprentissages, que constituent-ils dans vos fiches de préparation en lecture compréhension ?
………………………………………..
………………………………………..
Énumérez ces moments.
- Situation mobilisatrice
- Étude de l’image de texte et émission des hypothèses de sens
- Lecture silencieuse pour vérifier ces hypothèses
- Analyse du texte
- Évaluation
Ces moments, vous renseignent-ils sur les différentes composantes de la situation de lecture ?
Les composants de la situation de lecture
La lecture est un processus interactif entre trois grandes composantes : le texte, le lecteur et le contexte.
Le lecteur
Cette partie du modèle de compréhension comprend les structures (ses connaissances et ses attitudes) du sujet lecteur et les processus (ses habiletés mises en œuvre) qu’il met en œuvre
Le texte
Cette variable concerne le matériel à lire et peut être considérée sous trois aspects principaux:
L’intention de l’auteur, la structure du texte et le contenu
Le contexte
On peut distinguer trois contextes: le contexte psychologique (intention de lecture, intérêt pour le texte…), le contexte social (les interventions de l’enseignant, des pairs…) le contexte physique ( le temps disponible, la température ambiante…)
Déduisons-en ensemble les relations entre les variables
Je vous propose trois situations de lecture. Interprétez chacune d’elle et proposez-y des exemples que vous avez rencontrés dans les textes proposés dans les manuels scolaires
Vos lectures
Situation 1
Situation 2
Situation3
La variable lecteur
le lecteur aborde la tâche de lecture avec les structures cognitives et affectives qui lui sont propres. De plus, il met en œuvre différents processus qui lui permettront de comprendre le texte.

Le schéma suivant met en évidence les composantes de la variable LECTEUR

le lecteur

Structures Processus

Structures Structures micro processus macro
Cognitives affectives processus d’intégration processus

Connaissances connaissances processus processus
Sur la langue sur le monde d’élaboration métacognitifs
Explicitons les processus de lecture
Donnez à chaque élément du processus le titre convenable
micro processus , macro processus , processus d’intégration, processus d’élaboration , processus métacognitifs
Processus
…….. ………. …….. ……... ……..
En vous basant sur le schéma précédent, répondez par vrai ou faux
La variable texte
Les élèves se comportent différemment s’ils se trouvent devant un conte ou devant un texte prescriptif. Il faut donc classifier les textes.
L’intention de l’auteur et le type de texte
L’intention de l’auteur (visée) est un concept courant dans les pratiques de classe. On reconnaît habituellement que l’auteur peut vouloir persuader, informer, distraire… c’est dans cette optique qu’on parlera de texte informatif, argumentatif, incitatif.
Toutefois il ne faudrait pas confondre entre type de texte et intention. Un auteur qui veut distraire ses lecteurs choisira par exemple un récit de fiction (nouvelle), mais ce récit peut aussi être choisie par un auteur qui veut informer ses lecteurs et ou les persuader.
La structure du texte et le contenu
La structure fait référence à la façon dont les idées sont organisées dans un texte alors que le contenu renvoie au thème, aux concepts présentés dans le texte. La structure d’un texte est fortement reliée à son contenu. En effet , l’auteur choisira une structure de texte qui conviendra au contenu qu’il veut transmettre.
En résumé
en ce qui concerne la structure, il y a deux catégories:
1- les textes qui présentent une séquence
2- les textes qui portent sur un thème.
Quant aux intentions (visées), les plus importantes sont les suivantes:
1- Agir sur les émotions du lecteur;
2- agir sur le comportement du lecteur;
3-Agir sur les connaissances du lecteur.
Combiner toutes ces composantes permettra d’identifier le type de texte.
Confusions dues à certaines difficultés
Mais dans quel type peut-on classer des textes comme:
Programme (P: 64) est-il narratif ou argumentatif ?
Le miroir (P:) narratif ou explicatif ?
Le pays des Tagal (P:) narratif ou explicatif ?
Le coq, le chat et le souriceau (P:) narratif au argumentatif ?
Le concept de visée ne cause-t-il pas du tort à la compréhension ?
Peut-on résoudre ce problème avec les élèves en leur enseignant explicitement l’intention de communication en relation avec la structure et le contenu de texte ?
La variable contexte
Le contexte comprend toutes les conditions dans lesquelles se trouve le lecteur (avec ses structures et ses processus) lorsqu’il entre en contact avec le texte. Il est possible de distinguer trois contextes: les contextes psychologique, social et physique
Le contexte psychologique
L’intention du lecteur, sa motivation et son intérêt pour le texte à lire constituent le contexte psychologique. L’intention de lecture est le paramètre le plus important.
Jouons…
Avant de lire le texte suivant décrivant une maison, répartissez-vous en deux groupes:
Le groupe « acheteur de la maison »
L’autre groupe jouera le rôle de cambrioleur
La maison était munie de trois portes: une avant, une arrière et une porte de côté qui conduisait au garage. (…) Les deux amis entrèrent par la porte de côté. Marc expliqua à Pierre que cette porte était presque toujours ouvert pour permettre à ses jeunes sœurs d’entrer quand elles arrivaient à la maison plut tôt que leur mère.
Pierre voulut visiter la maison. Son hôte commença par lui montrer le salon qui, comme le reste du rez-de-chaussée, était fraîchement repeint. Marc ouvrit le stéréo à plein volume. Son copain semblait ennuyé par ce geste. « Ne t’inquiète pas, les voisins les plus près sont à un demi kilomètre d’ici ! », lui cria Marc. Pierre se sentit mieux quand il constata qu’aucune maison n’était visible autour de l’immense cour.
La salle à manger avec sa porcelaine de Chine, son argenterie et sa verrerie en cristal, n’était pas une place pour jouer. Les garçons se rendirent donc à la cuisine pour se faire des sandwiches. (…)
Ce qu’a retenu chaque groupe
Cet exemple illustre bien le rôle de l’intention de lecture dans la compréhension et le rappel d’un texte.
Les autres éléments, qui sont la motivation et l’intérêt, jouent également un rôle important dans la compréhension de l’écrit
Le contexte social
Par contexte social, il faut entendre toutes les formes d’interaction qui peuvent se produire au cours de la tâche de lecture entre le lecteur et l’enseignant ou les pairs
Le contexte physique
Il comprend toutes les conditions matérielles dans lesquelles se déroule la lecture: le bruit, la température ou la qualité de la reproduction des textes agissent sur la compréhension
En résumé
La compréhension en lecture dépend de la prise en considération des trois variables.
Plus ces variables sont imbriquées, meilleure sera la compréhension de l’écrit.
ET SI ON REVIENT AU TEXTE…
Sur combien de plans peut-on analyser un texte pour le faire comprendre ?
Les niveaux d’analyse
DEDUCTIONS
Trouvez le niveau d’analyse qui correspond à chaque paquet de la colonne de droite
Si l’école, dans les conditions difficiles qui sont les siennes, ne crée pas elle-même les conditions propices à un apprentissage fonctionnellement diversifié de la lecture, elle condamne presque immanquablement les enfants les plus défavorisés à une scolarité souvent difficile, elle les prépare à devenir des citoyens passifs que le moindre formule terrorise, que l’article technique le plus simple désoriente, que la plus objective des réflexions sociales effarouche.


IEM. BOURAFA
Les implications de la pédagogie de l’intégration dans les apprentissages ponctuels
Sommaire
Pourquoi le vocabulaire
Objectifs de l’enseignement du vocabulaire
Le vocabulaire dans la séquence
Les supports de la leçon de vocabulaire
Une démarche possible
Manipulations lexicales
L’utilisation du dictionnaire
Problématique
L’enseignement et l’apprentissage du vocabulaire se heurtent en permanence à deux obstacles :
1) d’une part, le volume toujours impressionnant de la masse lexicale à laquelle enseignants et
apprenants sont confrontés ;
2) et d’autre part, l’apparente anarchie qui règne dans le domaine des mots.
Face à cette situation, la plupart des enseignants optent pour une « exposition » aléatoire de leurs apprenants aux mots nouveaux, au fur et à mesure que ceux-ci surgissent dans des textes oraux ou écrits,
« en espérant que le niveau du puits – par la force de ce goutte-à-goutte – finira bien un jour par monter sinon par se remplir ».
Pourquoi le vocabulaire
À son entrée dans le Cycle Moyen, l’apprenant a déjà acquis un certain stock lexical qui forme son vocabulaire de base.
À ce niveau d’apprentissage, il connait et comprend plus de mots qu’il n’en emploie dans les tâches langagières orales ou écrites, d’où la nécessité d’aborder l’enseignement / apprentissage du vocabulaire de manière systématique pour activer son stock passif :
- pour construire un savoir lexical de façon plus précise et plus complète pour une compréhension plus nuancée des textes ;
- pour accroître la capacité de l’apprenant à accéder à une langue écrite dans des textes (à lire et à écrire).

Objectifs de l’enseignement du vocabulaire
- renforcer le stock lexical des mots usuels ;
- exprimer des idées, des sentiments ;
- expliquer des situations, des notions ;
- nommer des êtres, des objets, des événements ;
- décrire des êtres, des objets, des lieux ;
- raconter un événement ;
- défendre son point de vue, convaincre.
Il s’agit de développer une compétence lexicale chez l’apprenant en l’entraînant à employer et produire de façon autonome le matériau linguistique à des fins de communication, à utiliser les mots qui conviennent pour construire le sens d’un texte qu’il écoute, qu’il dit, qu’il lit ou qu’il écrit.
Le vocabulaire dans la séquence
Il est nécessaire d’aborder l’étude du vocabulaire de manière systématique et réfléchie ; la séance d’enseignement du vocabulaire est à planifier dans le déroulement de la séquence.
Le vocabulaire peut être travaillé
1) Dans un enseignement systématique pour observer des faits lexicaux, comprendre leur formation, déduire la règle qui régit leur fonctionnement et leur relation dans le contexte ;
2) Dans des activités spécifiques à l’intérieur de la séquence.
1) Quelle est la place du vocabulaire dans un enseignement systématique
• Elle vient juste après la lecture-compréhension : car les textes proposés annoncent les notions lexicales et les faits de langue que les élèves auront à étudier dans la partie « Grammaire pour lire et écrire ».
• Elle vient au début des activités métalinguistiques : pour mieux découvrir les faits de langue et leur fonctionnement dans des textes variés.
2) Quand et dans quelles activités spécifiques étudier le vocabulaire
À tous les moments de la classe de langue : à l’occasion de la séance de lecture, d’orthographe ou de production écrite …
Il faut créer des situations où l’apprenant est mis à nouveau en contact avec le fait lexical sur le plan oral et/ou visuel.
Mais l’activité de choix pour étudier le vocabulaire c’est celle de la lecture-compréhension car le texte est un contexte qui permet une appropriation des mots.
Vocabulaire / Lecture • Le vocabulaire est une donnée fondamentale de la compréhension fine de la langue et donc des textes.
• Le texte étant une source pertinente de mots, le questionner par son vocabulaire, implique une lecture analytique qui contribue à construire le sens du texte.
• Il suffit d’exposer aussi souvent que possible l’apprenant à un grand nombre de textes variés pour que, petit à petit, les mots qui composent ces textes s’inscrivent dans sa mémoire. C’est ce qu’on appelle la présentation indirecte, le texte et surtout le contexte ayant en outre un autre caractère, celui de permettre de deviner, de déduire le sens des mots inconnus à partir des mots connus.
Vocabulaire / Orthographe • La leçon de vocabulaire est mise en relation avec celle de l’orthographe pour montrer la graphie des mots.
• Il est important de demander aux apprenants d’avoir leur « carnet répertoire » pour y porter les mots expliqués par un camarade ou par l’enseignant.
Concevoir de petits dictionnaires peut constituer à la fois une activité de formalisation du lexique et un projet pédagogique pertinent, notamment en 3°AM.
Vocabulaire / Production écrite
Le potentiel d’évocation du mot suffit à générer un texte. En partant de listes de mots (les ensembles lexicaux) préétablies par l’enseignant ou par l’activité de lecture, l’élève est amené progressivement à la production de textes.
La production écrite étant une activité individuelle, chaque élève a besoin de chercher des mots différents dans le dictionnaire pour en vérifier l’orthographe et la définition, pour trouver éventuellement des exemples, des phrases où le mot est employé en contexte, pour chercher des synonymes afin d’enrichir sa production …
Supports de la leçon de vocabulaire
1) De courts textes d’auteurs ou adaptés ;
2) Des exercices variés.
1) Textes : Caractéristiques
Les supports-textuels doivent être en relation avec la thématique du projet et de la production écrite que doivent réaliser les élèves afin de leur faciliter le travail. Ils doivent être choisis en fonction du type discursif étudié.
1) Textes : Pourquoi ?
La présentation du lexique à travers un texte permet à l’élève la découverte du sens des mots en contexte, elle lui permet de faire des inférences de sens, pratique très utile pour la lecture et pour une meilleure mémorisation des mots.
L’élève développera ainsi au fur et à mesure une attitude métalinguistique.
2) Exercices : sur la forme
C’est une activité qui vise l’identification des différentes formes morphologiques et phonétiques pour distinguer les unités lexicales les unes des autres sachant que c’est là le point de difficulté le plus courant chez l’apprenant du français langue étrangère : Distinction homonymes /homographes, paronymie, dérivation …
2) Exercices : sur le sens
Ils porteront sur la monosémie, la polysémie, la synonymie, l’hyperonymie…
On pourrait proposer des exercices d’appariement, des questions à choix multiples, des exercices à trous, des exercices sur les champs lexico-sémantiques.

3) Exercices : sur les combinaisons sémantiques
Dans ce type d’exercice, l’apprenant est invité à un travail sur les différentes combinaisons possibles des mots selon les contextes. C’est une activité qui privilégie l’aspect sémantique.
On pourrait également travailler sur les aspects pragmatiques d’un texte (anaphores, styles, registres de langue).
Autres possibilités : « chasser l’intrus », Q.C.M,
exercices de classement et d’appariement, exercices lacunaires, …

L’objectif étant de développer des stratégies lexicales.
• Supports de la leçon de vocabulaire
4) Exercices : sur les aspects grammaticaux
Ces exercices montrent aux apprenants par exemple si telle unité lexicale peut ou non s’employer à la forme pronominale (servir son pays / se servir le premier), si tel verbe français est suivi d’un infinitif, si tel autre peut ou non s’employer avec une préposition (rêver qq cse / rêver de qq cse) ou si tel mot s’emploie au singulier ou au pluriel (manger dans la précipitation /les précipitations atmosphériques) …
Comment enseigner le vocabulaire
La démarche doit offrir la possibilité de capter l’attention de l’apprenant et de mobiliser ses capacités d’observation, de comparaison et de déduction.
Comment enseigner le vocabulaire
1) Observation
C’est à partir d’extraits ou de courts textes que l’élève est mis en situation d’observation et de repérage en s'appuyant sur ce qu'il sait déjà de la langue.
Comment enseigner le vocabulaire
1) Observation
- découverte et mise en situation du matériau lexical ;
- provoquer la réflexion par l’analyse guidée par un questionnaire grammatical ;
- identifier et nommer le fait lexical, objet d’étude dans la séquence ;
- maîtriser les relations entre les éléments linguistiques ;
1) Observation
- énoncer les définitions et les règles par l’élève lui-même oralement puis par écrit, au moyen d'un travail de complétion (exercice lacunaire)permettant de fixer les apprentissages et de s’approprier la notion lexicale.
L’élève sera mis en situation de recherche exploratoire.
2) Systématisation
- emploi intensif de la notion pour l’intégrer,(exercices structuraux …) et la transformer en automatismes ;
- phase qui a pour objet immédiat l'installation d'automatismes, de réflexes ;
- manipulations dans des exercices oraux et écritsvariés jusqu'à la maîtrise de la notion ;
2) Systématisation
- réemploi de la notion dans des situations concrètes ;
- utilisation du P.L.M, procédé d’interrogation à usage collectif et à réponses individuelles.
3) Application
- moment qui mettra l’élève dans une situation d’entraînement afin de consolider les connaissances acquises en phase précédente ;
- moment de contrôle de l’acquisition des connaissances par l’élève ;
3) Application
- activités qui permettent de rendre durables les apprentissages ;
- exercices avec des degrés de difficulté croissants.
4) Activité(s) fonctionnelle(s)
- entraîner les élèves à transférer immédiatement les savoirs et savoir-faire acquis dans des situations nouvelles ;
- activités permettent d’aller vers l’écrit pour produire des textes variés ;
- travaux demandés peuvent être faits aussi bien en classe qu'à la maison. C’est l’intégration partielle des acquis.
Manipulations lexicales
Quels buts se fixe-t-on lorsqu’on veut faire travailler les apprenants sur le lexique ?
a- L’enseignant peut viser l’élaboration de champs thématiques, de champs morpho-
sémantiques, de champs morphologiques, de grilles sémiques simples.
→ C’est l’étude du vocabulaire thématique.
On pourra étudier le vocabulaire du « merveilleux » dans le conte « La fée » en 1°AM, du « relief » dans le texte descriptif « Constantine, les gorges du Rhummel » en 2°AM, de « l’argent » dans le texte argumentatif « L’argent de poche » en 4°AM ou construire la grille sémique sur le « Livre » dans la monographie illustrée en 2°AM.
b- On trouve ensuite des types de travaux qui portent sur la formation des mots : choix linguistiques effectués et distribués en fonction des besoins du type discursif étudié, notamment la dérivation (préfixation, suffixation) et la composition, pour constituer des familles de mots.
→ C’est l’étude du vocabulaire systématique.
On pourra étudier la formation des noms d’actions par suffixation dans le texte « La production de la pâte à papier » en 3°AM ou « L’eau » en 2°AM, ou la nominalisation dans le texte « La rougeole » en 1°AM.
c- L’enseignant peut viser la constitution d’activités en fonction des besoins du type discursif et de la relation qu’entretiennent les mots entre eux.
→ C’est l’étude du vocabulaire relationnel.
Dans le type narratif par exemple, l’enseignant pourrait exploiter le champ sémantique lié à la narration (personnages et actions, déictiques temporels) ou une grille sémique pour distinguer entre mythe, légende, conte, fable.
Dans le type descriptif, il axera son travail sur les objets décrits et les qualifications souvent très riches que renferment ces textes ainsi que les déictiques spatiaux.
Les textes explicatifs sont d’une grande richesse au niveau du champ notionnel.
Un travail sur les anaphores, notamment les reprises lexicales, si elles sont valorisantes ou dévalorisantes, contribue à saisir l’orientation de l’argumentation.
L’utilisation du dictionnaire
L’effort de construction d’un stock lexical organisé et structuré conduit à doter l’élève d’un dictionnaire, instrument qui lui assurera une réelle autonomie.
Le dictionnaire doit intervenir à deux moments :
 Moment de l’apprentissage : il favorise les acquisitions car il présente les caractéristiques essentielles des éléments de la langue (phonologie, morphologie, syntaxe et sémantique) ;
 Moment de formation permanente : le dictionnaire reste l’outil privilégié de la culture personnelle (encyclopédies).
Le Dictionnaire de la Langue Française, le D.L.F, est considéré comme un manuel d’enseignement et d’étude du lexique. C’est pourquoi son utilisation doit intervenir très tôt dans les classes et sa réussite dépend de 3 conditions :
 Formation des enseignants en lexicographie et en lexicologie ;
 Enseignement du vocabulaire s’inspirant des données actuelles de la linguistique ;
 Choix d’un dictionnaire adapté aux besoins des élèves.
Conclusion
« Le lexique est le pivot de l’acquisition à partir duquel s’organise la syntaxe et, plus tard, la morpho-syntaxe. Cela s’explique aisément par le fait que le lexique, haut porteur d’information, contribue à donner rapidement aux élèves l’accès à la communication ».

I. Courtillon, 1989.

IEM. C. RAMDANI
4ème Partie ( 26.01.2009)
La grammaire pour lire et écrire

Commençons par un sourire

Un collègue hésitant, ne sachant pas dans quelle séance il pourra exploiter le support suivant, vous demande conseil. Aidez-le.


Les séances d’enseignement apprentissage, sont-elles hermétiques?
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Plan de l’exposé
 1- Introduction
 2- Le fil conducteur d’une leçon de grammaire
 3- Les fonctions d’une leçon de grammaire
 4- Les supports d’une leçon de grammaire
 5- Méthodes et Démarches
 6- Les étapes d’une leçon de grammaire
 7- Conditions de base pour le déroulement d’une leçon
 8- Deux rappels
 9- Récapitulations
 10- Conclusion
 11- Bibliographie
Introduction
 « Un enseignement de la grammaire doit permettre l’amélioration de l’expression des élèves en les incitant à réfléchir au sens de leurs productions orales et écrites »
 « On part des textes pour l’élaboration des notions grammaticales montrées en fonctionnement réel dans les textes »
 « La plupart des indices de lecture, c.à.d. des éléments permettant de comprendre un texte sont d’ordre grammatical ou lexical… » (PROGRAMME de 4AM, P:41)
Sa place dans la séquence
Faisant partie du métalangage, cette séance se situe après la séance de vocabulaire.
La grammaire peut être travaillée dans :
- un enseignement systématique pour observer des faits grammaticaux, comprendre leur fonction, déduire la règle qui régit leur fonctionnement et leur relation dans le contexte ;
- des activités spécifiques comme l’expression orale, la lecture, …
1- Fil conducteur d’une leçon d’une leçon de grammaire
Les points de langues abordés en grammaire ( en vocabulaire, en conjugaison, en orthographe) visent à outiller l’élève de compétences linguistiques au service de compétences communicationnelles
Fil conducteur
Présenter un fait de langue isolé de la compétence ou le palier de compétence visé (e) dans le projet ou la séquence freinera l’acquisition des compétences communicationnelles chez les élèves.
Chaque leçon de grammaire est conduite par un objectif à atteindre par les élèves
 Comment formuler cet objectif:
« A la fin de sette séance j’apprendrai ….. »
Exemple: niveau 2 AM , Projet 2, Séq: 2
« A la fin de cette séance, je serai capable d’utiliser correctement les pronoms personnels à l‘oral et à l’écrit»
1.1- Exemples puisés dans les manuels scolaires

3- Supports d’une leçon de grammaire
Tous les points de langue présentés aux élèves doivent être contextualités, c’est-à-dire présentés au sein d’une situation significative (un texte court, un paragraphe)
 Exemple: si l’on veut travailler l’expansion d’un GN par un adjectif qualificatif, il est préférable de donner un ou des textes courts ( ou paragraphes) descriptifs dans lesquels les GN sont mis en évidence.
3.1- Pourquoi faut-il privilégier le support textuel dans un apprentissage par compétences ?
Parce que
 « quand on parle,on ne parle qu’en textes et que le texte est le signe linguistique originaire »

 « Le texte est la manifestation matérielle (verbale et sémiologique:orale/graphique,gestuelle ,iconique,etc..) de la mise en scène d’un acte de communication dans une situation donnée,pour servir le projet de parole d’un locuteur donné »

3.2- Pourquoi faut-il réduire les corpus phrastiques dans l’enseignement de la grammaire ?
Parce que les corpus phrastiques:
 Sont loin de présenter les faits de langue en fonctionnement réel;
 Ne constituent pas des auxiliaires satisfaisants pour l’apprentissage de l’expression orale ni de l’expression écrite: deux objectifs importants dans l’enseignement des langues.
4- Méthodes et démarche
Deux démarches possibles:
Démarche déductive Démarche inductive
4.1- La démarche à écarter: ( la déductive)
 Dans un apprentissage par compétences, il faut éviter qu’une leçon de grammaire soit « versée » dans une démarche trop déductive, qui se manifeste dans :
1- La présentation de la théorie (la règle, la loi régissant le fait de langue);
2- Quelques questions de compréhension;
3- Des exercices d’application.
4.2- Pourquoi doit-on écarter cette démarche ?
Il y a trois raisons à cela:
1- Si l’enseignant présente en bloc ces éléments théoriques, il freinera l’initiative de recherche chez les élèves;
2- Même si elles visent à s’assurer que les élèves ont compris les apports théoriques, ces questions de compréhension les détournent de l’objectif premier. Mieux vaut prévoir des consignes de travail;
3- Enfin, la présentation de la théorie d’une façon formelle évoque la restitution de la part de l’élève. Mieux vaut réduire les apports théoriques au minimum, et favoriser les activités de recherche et de production par chacun des élèves. C’est la seule garantie que chacun profite au maximum de ce moment d’apprentissage.
4.3-Quelle démarche privilégier ?
Au contraire, il faut privilégier la démarche inductive.
Cette démarche a deux caractéristiques fondamentales:
1- elle est active ( Lis)
2- elle favorise la découverte et la résolution des situations- problèmes.
(Découvre- Retiens- Entraîne-toi- intègre)
4.4- Pourquoi cette démarche ?
 La grammaire scolaire sera beaucoup mieux acceptée , plus utile également si , au lieu d'attendre de l'élève qu'il suive les explications ,qu'il comprenne la règle et l'applique , on le place devant une véritable situation –problème qui l'incitera à la découverte active, à l'exploration autonome et à la compréhension pragmatique des phénomènes de la langue .
5- L’ enseignement de la grammaire dans un apprentissage par compétences.
5.1- Ses étapes
Une leçon de grammaire peut se dérouler en quatre étapes:
1- Situation mobilisatrice;
2- Une activité d’exploration (observation et découverte ) ;
3- Quelques applications (exercisation);
4- Une activité fonctionnelle.
a- Une situation mobilisatrice
 Qui permettra aux élèves de bien se situer dans le texte support.
Il s’agit en effet de niveler toutes les difficultés de lexique contenues dans le texte.
 Comment faire ? Activez les connaissances des élèves autour du thème traité par le texte support. Une fois cette étape est réalisée, les élèves auront moins de contraintes pour aborder la leçon de grammaire prévue.
b- Une activité d’exploration
(observation, recherche et découverte)

 C’est la partie la plus importante de ce moment d’apprentissage.
 Une activité d’exploration peut prendre plusieurs formes, selon le type de la leçon:
- une activité de recherche où l’élève est invité à un travail de réflexion individuelle ou en petits groupes (deux élèves);
- Une activité de découverte où il est invité à découvrir des informations;
- ou une situation de communication (texte, par exemple) où l’élève est invité à mobiliser ses acquis langagiers dans une situation donnée.
On peut envisager à ce stade une première tentative de structuration.
c- Quelques applications (exercisation)
Dans un apprentissage par compétences, il est important de proposer aux élèves des applications (= activités d’apprentissage systématique)
1- Entraîner les élèves à s’approprier le fait de langue étudié est nécessaire pour qu’ils mettent leurs découvertes (lois, règles) dans des contextes variés.
2- Pour bien entraîner les élèves, l’enseignant doit hiérarchiser ou graduer les applications, en mettant, par exemple:
- Un astérisque (*) devant les exercices destinés aux élèves ayant des difficultés;
-Deux astérisques (**) devant les exercices destinés aux élèves moyens;
- Trois astérisques (***) devant les exercises destinés aux élèves qui vont plus vite que les autres.
-etc.
C’est une phase de consolidation des savoirs et des connaissances
d- Une activité fonctionnelle
Il est indispensable de proposer une activité dans laquelle l’élève apprendra à intégrer ses acquis dans des situations de production écrite.
N.B: Chaque élève exécute individuellement cette activité; mais sa correction doit être collective.
6- Conditions à satisfaire pour la réussite d’une leçon de grammaire dans un apprentissage par compétences
1- Il est primordial de faire le lien entre le contenu étudié et sa réalisation dans des textes ,de faire le lien entre lecture ,écriture et travail sur la langue.
2- La réflexion sur la langue exige l'adoption d'un métalangage commun à la classe qui sera réévalué ,redéfini au cours de la démarche.
3- L'attitude de recherche et d'exploration doit l'emporter sur la volonté d'arriver rapidement à des savoirs définitifs .
4- Il est nécessaire de tenir compte des erreurs ou des propositions inexactes des élèves.
7- Deux rappels importants:
Récapitulation

9- Conclusion
La grammaire enseignée au collège est une grammaire fonctionnelle qui doit être étudiée dans des situations de communications réelles pour permettre aux élèves de s’approprier les ressources linguistiques pour pouvoir parler, lire et écrire
Bibliographie
1- Xavier ROEGIERS, Une pédagogie de l’intégration (2ème édition, de boeck)
2- programmes et documents d’accompagnement
3- Manuels scolaires des 4 niveaux
4- Séminaire sur la démarche active de découverte ( La DADD) à SAIDA

mars 16, 2008

L’activité d’intégration

Mme BOURAFA IEM

L’activité d’intégration
Objectifs:
-Amener les enseignants à réfléchir sur la conception et la formulation d’une activité d’intégration ;
-Leur faire prendre conscience de l’enjeu d’une activité d’intégration bien conçue et bien écrite.

SOMMAIRE:
  • Enjeu de l’activité d’intégration (manuel)
  • Définition d’une activité d’intégration
  • Caractéristiques d’une activité d’intégration
  • Critères de conception d’une activité d’intégration
  • Élaboration une épreuve d’évaluation de compétences, démarche en 5 étapes

Qu’est-ce qu’une activité d’intégration ?

  • C’est une activité didactique qui a pour fonction essentielle d’amener l’apprenant à mobiliser plusieurs acquis qui ont fait l’objet d’apprentissages séparés càd de l’amener à les intégrer et à leur donner du sens ;
  • C’est le reflet d’une compétence terminale à installer chez l’élève.

Caractéristiques d’une activité d’intégration

  • Une activité dans laquelle l'élève est acteur. Une activité centrée sur l’enseignant ne peut en aucun cas être considérée comme une activité d’intégration puisque la définition de l’intégration implique que la mobilisation des ressources doit être effectuée par l’élève lui-même ;
  • Une activité qui amène l'élève à mobiliser un ensemble de ressources. Il faut d’abord veiller à ce qu’il y ait des ressources de différentes natures : des savoirs d’expérience, des connaissances, des savoir-être, des capacités, des automatismes, des savoir-faire de différents types, etc. Mais il faut également veiller à ce que ces ressources soient mobilisées d’une façon articulée et ne soient pas tout simplement juxtaposées.
  • Une activité orientée vers une compétence ou un objectif terminal d'intégration (OTI). L’activité doit préparer l’élève directement à l’exercice de la compétence ou de l’OTI. Cela signifie que c’est la compétence elle-même qui se développe à travers l’ensemble des activités. Cette approche respecte à tout moment l’adage : « C’est en forgeant qu’on devient forgeron ».
  • Une activité qui possède un caractère significatif. Elle doit être la plus proche possible de l’environnement de l’élève. C’est une situation qui implique l’élève, qui l’oriente vers un but. Une situation dans laquelle la mobilisation des acquis de l’élève a du sens, que ce soit pour rechercher une information, pour communiquer un message, pour résoudre un problème qui se pose à lui, etc. Une situation significative pour l’enseignant n’est pas nécessairement significative pour l’élève.
  • Une activité qui est articulée autour d'une situation nouvelle. Il faut que la situation choisie n’ait pas été résolue auparavant, ni collectivement, ni même par un élève. Sinon, il s’agirait de reproduction. Elle ne doit cependant pas être trop différente non plus : il faut la choisir au sein de la famille des situations qui définissent la compétence.

Critères de conception d’une activité d’intégration
Les activités d'intégration doivent être conçues de façon à ce qu’elles répondent à une liste de critères : pertinence, adéquation, progression, formulation et recouvrement.
Ces critères vont contribuer à rendre ces activités plus motivantes et plus mobilisatrices ce qui influe positivement sur la réussite de l’élève à produire un écrit.

Pertinence

Illustration 1 : 2°AM Projet 1/Séquence 3 : Activité de couronnement, P34.

  • Palier de compétence visé : Décrire pour raconter.
  • Support : Ext. « La terre et le sang » de Feraoun.
  • Enoncé : Réécris le passage suivant pour donner l’impression de richesse et d’immensité.
  • Constat : Absence du critère de pertinence car l’activité ne permet pas à l’élève d’exercer une compétence qui le mènera à résoudre une situation nouvelle. Il s’agit ici d’un simple exercice de réécriture.

Illustration 2 : 3°AM

  • Projet 2/ Séquence 2 : Activité d’exploration, P 83.
  • Palier de compétence visé : Expliquer dans le récit fantastique.
  • Enoncé : En t’inspirant du texte de V. Hugo, fais le portrait d’une personne qui serait le contraire physiquement du personnage décrit par l’auteur.
  • Constat : Absence du critère de pertinence car la compétence à exercer ne concorde pas avec la compétence visée. L’élève doit être invité à expliquer et non à décrire.
    Il faut considérer les activités dans l’optique des compétences ou des paliers de compétences que le projet ou la séquence prend en charge.
    L’activité doit donc répondre aux objectifs d'apprentissage conduisant ces derniers.

Adéquation
Illustration : 1°AM

  • Projet 2/ Séquence 2 : Activité d’exploration, P 76.
  • Palier de compétence visé : Rédiger la suite d’un conte.
  • Support : Fable de La Fontaine, « Le corbeau et le renard ».
  • Enoncé : Imagine la suite de l’histoire : « Si le renard n’était pas venu ... »
  • Constat : Absence du critère d’adéquation car l’élève est censé écrire la suite d’un conte alors qu’on l’invite à écrire la suite d’une fable qui de surcroît est donnée dans son intégralité. Quelle suite va-t-il écrire ?
    L’activité proposée doit tourner autour de l’objectif spécifique qui conduit la séquence ou le projet. Le choix et la sélection des supports textuels ne doivent pas entacher les moments d’intégration et constituer un frein à la production attendue de l’élève.
Progression
Illustration : 2°AM
  • Projet 2/ Séq. 1 : Activité de couronnement, P48.
  • Palier de compétence visé : Décrire pour expliquer.
  • Enoncé : 1. Résume chaque paragraphe en une définition.
    2. Rédige, en une seule phrase, ces définitions.
  • Constat : La logique de progression est perturbée car l’élève est dépourvu d’outils : aucune séquence ne prend en charge cette technique complexe, le « résumé », dans le programme de 2° AM.
    Il faut considérer les activités sur une ligne de progression et d’évolution dans l’exercice de la compétence. L’activité ne doit donc perturber cette logique de progression des acquisitions de compétences.

Formulation
Illustration 1 : 3°AM

  • Projet 2/ Séquence 2 : Activité de couronnement, P 86.
  • Enoncé : Tu as passé une soirée avec des camarades. Vous vous êtes amusés à vous faire peur mutuellement en inventant des histoires qui vous seraient arrivées. Tes camarades se souviennent du début du récit que tu avais raconté à cette occasion mais plus de la suite. Rédige-la.
  • Constat : L'énoncé de cette activité complique la tâche de l'élève. La difficulté s’installe au niveau de la réception et de la compréhension de la consigne. L'élève est appelé à rédiger la suite de son propre récit par l’intermédiaire de ses camarades car ils l’ont oubliée. Une telle formulation draine avec elle des perturbations qui vont affecter négativement les résultats attendus à travers la production écrite.
Illustration 2 : 3°AM
  • Projet 2/ Séquence 3 : Activité exploratoire, P 99.
  • Enoncé : Rédige un petit texte dans lequel tu donneras trois raisons pour expliquer tes résultats scolaires satisfaisants (ou médiocres).
  • Constat : La consigne part d'un consensus qui ne véhicule pas des valeurs positives. En effet, comme elles sont des fenêtres ouvertes sur la vie quotidienne de l'élève, elles doivent intégrer celles sur lesquelles repose le système éducatif : réussite ...
    Ces formulations, troublant la compréhension des consignes, sont défectueuses sur le plan de la langue et du sens.

    Plus les consignes des activités sont précises et sans équivoques, plus révélatrice seront les productions écrites. Les énoncés des expressions écrites doivent être formulés de telle manière à favoriser l'intégration des acquis.
Recouvrement
Illustration :
  • Objectif général préconisé dans les programmes : Amener l’élève à acquérir la compétence de Raconter en 1°AM, Décrire en 2°AM et Expliquer en 3°AM.
  • Activités abordant cet objectif : Quasiment toutes les activités.
  • Constat : « Raconter », « Décrire » et « Expliquer » est le fil conducteur dans les activités d’intégration. Il est abordé au moins seize (16) fois en 1°AM, plus de vingt (20) fois en 2° et 3°AM mais à chaque fois dans une situation significative nouvelle. Ce qui permet aux élèves de s’améliorer au fur et à mesure qu’ils avancent dans leur apprentissage.
    Pour qu’il y ait intégration progressive des acquis, il faut recourir à « la technique de recouvrement qui consiste à aborder trois fois au moins dans le manuel un objectif important.»
    (Xavier Roegiers, « Une pédagogie de l’intégration », éd. De boeck)
    La technique de recouvrement dans le programme de 1°, 2° et 3° AM est donc largement suffisante.
Elaboration une épreuve d’évaluation de compétences
L’élaboration d’une épreuve d’évaluation de compétences doit obéir à une démarche bien explicite qui fait de l’activité une véritable situation d’intégration
1) Choisir la compétence à évaluer
  • Une compétence d’intégration se manifeste :
    - dans la mobilisation
    - d’un ensemble intégré de ressources
    -pour résoudre une situation-problème,
    - appartenant à une famille de situations.
  • Exemple :
    Au terme de la 1°AM, l’élève pourra dans une situation de communication, produire un texte narratif ou/et prescriptif d’une dizaine de lignes.

2) Choisir les critères d’évaluation
-C’est porter un regard sur l’objet évalué. Un critère correspond à une qualité de cet objet.
-Les critères se rapportent à la compétence : ils sont les mêmes pour toutes les situations relatives à la compétence.

  • Exemple :

-Critères minimaux (3/4) :
•Pertinence de la production ou l'adéquation de la production à la situation ;
•Utilisation correcte des outils de la discipline ;
•Cohérence du texte ou l'utilisation d'une démarche logique ;
-Critères de perfectionnement (1/4) : Originalité de la production ou son caractère personnel.

3) Elaborer la situation d’évaluation
-Elaborer une situation d’intégration c’est proposer à l’élève trois (03) occasions pour qu’il puisse démontrer sa maîtrise des critères.

-Ces occasions sont indépendantes les unes des autres et du même niveau de complexité les unes que les autres.

La situation : c’est l’ensemble des éléments matériels qui sont présentés à l’apprenant, éléments définis par :
•le contexte qui décrit l’environnement dans lequel on se situe,
•les supports d’informations qui seront pertinentes ou parasites,
•la fonction qui précise dans quel but la production doit être réalisée.
La tâche : c’est l’anticipation du produit attendu. Elle devra révéler la situation de communication dans laquelle doit s'inscrire le texte à produire et elle doit être indiquée clairement dans le sujet.

Les consignes : ensemble des instructions de travail qui sont données à l’apprenant de façon explicite. Elles devraient énoncer les indicateurs de réussite qui sont des contraintes imposées pour être sûr que l’on mobilise certains acquis ; ce sont des éléments de communication entre l’enseignant et l’apprenant afin d’amener ce dernier à réaliser de meilleures performances.

Le 3 septembre 2006

Bonjour Mohamed,

J’espère que tu es bien rentré chez ta maman. A quelle heure es-tu arrivé à la gare d’Alger ? Qu’as-tu fait pour aller jusque chez toi ? Comment tes frères et tes sœurs t’ont-ils accueilli ?
Si je t’écris aujourd’hui, c’est aussi parce que je ne sais plus comment faire pour lire une cassette vidéo. J’ai branché la TV et le magnétoscope. Que dois-je faire ensuite ?
Je t’embrasse, et j’espère te revoir bientôt à la maison.

Ta tante Salma

4) Déterminer les indicateurs pour chaque critère et chaque occasion
-Un indicateur est un élément concret, directement observable ; il dit ce qu'il faut regarder concrètement dans la production de l'élève pour l'évaluer ;
-Un indicateur donne une indication pour l’évaluation du critère : c’est un indice ; Les indicateurs se rapportent aux critères et aux occasions : ils sont différents pour chaque situation, chaque occasion.

Exemple :
-Pertinence de la production :
O¹ : L’élève répond à chacune des questions ;
O² : L’élève explique à sa tante ce qu’elle doit faire pour lire une K7 vidéo ;
O³ : L’élève termine la lettre à sa manière.

-Utilisation correcte des outils :
O¹ : Phrases déclaratives – passé composé – orthographe – 1ère pers. du singulier ...
O² : Phrases impératives – mode impératif – orthographe – 2ème pers. du singulier ...
O³ : Vocabulaire des sentiments – présent de l’indicatif – orthographe – 1ère pers. du singulier …

-Cohérence du texte :
O¹ : Chronologie des idées – indicateurs de temps …
O² : Enchaînement logique des idées – articulateurs logiques …
O³ : Formule de politesse – signature …


-Originalité de la production : Non utilisation de la donnée parasite – Respect des caractéristiques de la lettre (typographie) – Lisibilité ...
llustration
  • Projet 1 /Séq. 3 : Activité de couronnement, P 50.
  • Enoncé : Tu as choisi une destination pour tes prochaines vacances et tu veux t’y rendre en bateau. Rédige une lettre à un(e) ami(e) dans laquelle :
    - tu décriras ton itinéraire,
    - tu expliqueras le choix de ta destination et la manière dont tu prépares ce voyage,
    - tu n’oublies pas de dire ce que tu attends d’un tel voyage.
  • Constat : L’énoncé de cette activité offre une situation d'intégration très pertinente, bien formulée, sans parasites ni bruits et surtout elle offre à l’élève trois occasions indépendantes de vérifier chaque critère.

5) Rédiger la grille de correction
-Une grille de correction est un outil d'appréciation d'un critère à travers des indicateurs précis.
•En termes stratégiques, la grille de correction répond à un souci de standardisation de la correction ;
•En termes pédagogiques, elle constitue un outil d'aide à la correction des productions des élèves.




Conclusion
Faut-il communiquer les critères aux élèves ?

La réponse est positive, bien entendu, sans aucune restriction.
Tout d'abord, un élève qui connaît les critères d'évaluation effectue de meilleures performances parce qu'il sait comment orienter son effort dans la production. Ensuite, ces outils sont des supports privilégiés pour l'autoévaluation de l’élève et donc un appui gigantesque pour son autonomie.

Le critère de pertinence exclut-il les autres critères ?

Non. Les critères vous permettent d'évaluer la production de vos élèves, c'est-à-dire « d'en faire sortir la valeur ».
Il est aussi indispensable que ces critères soient indépendants l'un de l'autre afin de ne pas évaluer deux fois la même chose (et donc de ne pas pénaliser deux fois l'élève pour la même erreur).
Si votre élève qui est « hors sujet », il ne doit être pénalisé qu'une fois, à travers le critère de « pertinence » (adéquation de la production à la situation). Il faut absolument que vous puissiez évaluer positivement sa production pour d'autres critères - par exemple sa correction orthographique -, même s'il est « hors sujet ». Au bout du compte, cet élève sera vraisemblablement en échec, parce qu'il ne satisfait pas à un critère minimal, mais au moins ce qu'il aura réussi sera reconnu.

Mm BOURAFAA IEM

mars 12, 2008

I- Préparation et production de l’écrit

Madame Bourafâa IEM
Objectifs :
- Amener les enseignants à réfléchir sur la conception et la formulation d’une activité d’intégration ;
- Leur faire prendre conscience de l’enjeu d’une activité d’intégration bien conçue et bien écrite.








Remarques d’ensemble :
Les deux expressions écrites répondent à la même consigne puisque dans les deux cas, il s’agit
d’une lettre adressée à une tante.

Copie 1:
Forme : Texte long.
Contenu :Informations générales et répétées.
Texte non structuré.
Copie2:
Forme :Texte concis.
Contenu :Informations précises.
Possibilité de découper le corps de la lettre en
deux parties : une partie narrative et une partie injonctive.


Consigne relative à chacune des ces deux expressions écrites.
Consigne 1: Ecris une lettre à ta tante.
Consigne 2: Ta tante t’a écrit une lettre. En 10 lignes, écris lui une lettre à ton tour pour lui répondre.
Ta lettre comprendra :
- une partie narrative pour lui raconter ton retour,
- une partie injonctive pour lui expliquer comment utiliser le magnétoscope.

Conclusion :
L’énoncé d’une activité d’intégration présente un enjeu duquel déprendra la réussite ou l’échec de l’élève à produire un écrit.






Qu’est-ce qu’une activité d’intégration ?
- activité didactique qui a pour fonction essentielle d’amener l’apprenant à mobiliser plusieurs
acquis qui ont fait l’objet d’apprentissages séparés càd de l’amener à les intégrer et à leur donner du sens
- reflet d’une compétence terminale à installer chez l’élève.
Caractéristiques d’une activité d’intégration :
● Une activité dans laquelle l'élève est acteur,
● Une activité qui amène l'élève à mobiliser un ensemble de ressources,
● Une activité orientée vers une compétence ou un objectif terminal d'intégration (OTI),
● Une activité qui possède un caractère significatif,
● Une activité qui est articulée autour d'une situation nouvelle.
Critères de conception d’une activité d’intégration
Les activités d'intégration doivent être formulées de façon à ce qu’elles répondent à une liste de
critères : pertinence, adéquation, progression, formulation et recouvrement. Ces critères vont
contribuer à rendre ces activités plus motivantes et plus mobilisatrices ce qui influe positivement sur la réussite de l’élève à produire un écrit.

1- Pertinence :
Illustration : Projet 1/ Séquence 1 : Activité de couronnement, P20.
Palier de compétence visé : Expliquer pour justifier son point de vue.
Enoncé : Rédige une introduction et une conclusion.
Constat : Absence du critère de pertinence car l’activité ne permet pas à l’élève
d’exercer une compétence qui le mènera à travailler sur la partie
« développement » et non sur l’introduction ou la conclusion.
Autres exemples : pages : 33 – 109 – 125.
Il faut considérer les activités dans l'optique des compétences ou des paliers de compétences que le projet ou la séquence prend en charge. L’activité doit donc répondre aux objectifs d'apprentissage conduisant ces derniers.

2- Adéquation :
Illustration : Projet 3/ Séquence 1 : Activité de couronnement, P 134.
Image : Terre malade (bouillotte + lit) Symbole d’un déséquilibre environnemental dû à l’effet de serre.
Enoncé : Réalise une affiche publicitaire ciblant un large public et vantant un produit à partir de l’image.
Constat : Absence du critère d’adéquation car l’image ne présente aucun produit commercial à vendre. L’élève se retrouve donc confronté à un
problème gratuit dû à cette rupture d’ordre sémantique entre l’image et la consigne.
Autre exemple : page 76.
L’activité proposée doit tourner autour de l’objectif spécifique qui conduit la séquence ou le projet. Le support iconique, sémantique ou textuel ne doit pas entacher les moments d’intégration et constituer un frein à la production attendue de l’élève.
3- Progression :
Illustration : Projet 1/ Séquence 2 : Activité exploratoire, P29.
Palier de compétence visé : La rédaction des arguments.
Enoncé : Résume le 2ème paragraphe du texte de la page 26 en trois phrases.
Constat : La logique de progression est perturbée car aucune séquence ne prend en charge l’enseignement du « résumé » dans le programme de 4° AM.

Il faut considérer les activités sur une ligne de progression et d’évolution dans l’exercice de la compétence. L’activité doit donc comporter une complication nouvelle amenant l’élève à mobiliser des acquis en sa possession et d’autres qu’il ne possède pas encore.
4- Formulation :
Illustrations : Certaines formulations, troublant la compréhension des consignes, sont défectueuses sur le plan de la langue et sur le plan du sens.
-Projet 1/ Séquence 3 : Activité exploratoire, P 45.
Enoncé : Rédige un petit texte dans lequel tu proposeras à tes professeurs les moyens les plus efficaces pour informer les élèves et changer leurs comportements négatifs éventuels.
Constat : L'énoncé de cette activité complique la tâche que l'élève doit effectuer. Cette complication se situe d'abord au niveau de la réception et de la compréhension de la consigne. L'élève est appelé à rédiger un texte destiné à ses pairs, mais en empruntant le chemin d'un autre destinataire (ses professeurs). Une formulation pareille draine avec elle des perturbations qui vont affecter négativement les résultats attendus à travers la production écrite.



-Projet 3/ Séquence 1 : Activité exploratoire, P 131.
Enoncé : Tu as inventé un objet et tu veux le faire connaître. Présente-le à tes camarades. N'oublie pas de lui donner un nom et de mettre l'accent sur ses qualités.
Constat : La consigne part d'un consensus virtuel qui n'implique en rien l'élève. En effet, la consigne ne le motive pas et le précipite dans une situation d'échec.

Plus les consignes des activités sont précises et sans équivoques, plus révélatrice seront les productions écrites. Les énoncés des expressions écrites doivent être formulés de telle manière à favoriser l'intégration des acquis.

5- Recouvrement :

Illustration :
1- Objectif général préconisé dans le programme de 4ème AM : Amener l’élève à acquérir la
compétence d’argumenter.
2- Activités abordant cet objectif : Quasiment toutes les activités.
3-Constat : « Argumenter » est le fil conducteur dans les activités d’intégration. Il est abordé
au moins vingt (20) fois, mais à chaque fois dans une situation significative nouvelle. Ce qui permet aux élèves bons et moins bons de s’améliorer au fur et à mesure qu’ils avancent dans leur apprentissage.

Pour qu’il y ait intégration progressive des acquis, il faut recourir à la « la technique de recouvrement qui consiste à aborder trois fois au moins dans le manuel un objectif important. » (Xavier Roegiers, Une pédagogie de l’intégration, éd. De boeck)
La technique de recouvrement dans le programme de 4° AM est donc largement suffisante.

Des pistes pour élaborer une activité d’intégration
Pour élaborer ce type d'activités, l'enseignant doit appliquer le questionnaire
suivant :
1- Quelle est la compétence ou le palier de compétence visée par cette activité ?
2- Quels sont les objectifs spécifiques que l'on veut intégrer ?
3- La situation proposée dans la consigne, appartient-elle à la famille de
situations de la compétence visée ?
4- Est-elle du niveau requis ?
5- Est-elle significative ?
6- Est-elle nouvelle ?
7- Est-elle favorable pour l'intégration de ce que l'on veut intégrer ?
8- Que vont faire les élèves ?
9- Que va faire l'enseignant ?
10- Quels matériels vont mobiliser les élèves ?
11- La consigne, est-elle bien formulée et précise ?
12- L'activité, exige-t-elle un travail individuel, ou en binôme, ou plus ?
13- Quelles sont les étapes du travail ?
14- Quels obstacles pourraient rencontrer les élèves en effectuant le travail ?



Comment élaborer l’énoncé d’une activité d’intégration

L’élaboration de l’énoncé doit obéir à une méthodologie bien explicite qui fait de l’activité une
véritable situation d’intégration :
Le support qui est l’ensemble des éléments matériels qui sont présentés à l’apprenant :
illustration, texte écrit, contexte qui décrit l’environnement dans lequel on se situe.
Pour qu’il y ait intégration progressive des acquis, il faut recourir à la « la technique de recouvrement qui consiste à aborder trois fois au moins dans le manuel un objectif
important. » (Xavier Roegiers, Une pédagogie de l’intégration, éd. De boeck)
La technique de recouvrement dans le programme de 4° AM est donc largement suffisante.
La tâche qui est l’anticipation de la production attendue : elle devra révéler la situation de
communication dans laquelle doit s'inscrire le texte à produire et elle doit être indiquée
clairement dans le sujet (raconte, décris, explique, justifie, écris un texte argumentatif ...),
La consigne d’écriture qui est l’ensemble des instructions de travail qui sont donnés à l’apprenant de façon explicite.
Elle devra énoncer :
- la fonction qui précise dans quel but la production sera réalisée,
- les critères de réussite qui sont des contraintes imposées pour être certain que l’on mobilise certains acquis ; ce sont des éléments de communication entre l’enseignant et l’apprenant afin de l’amener à réaliser de meilleures performances.
Illustration : Projet 3 /Séquence 2 : Activité de couronnement, P 161.
Enoncé : Tu viens de visiter une ville que tu as trouvée très intéressante.
Ecris une lettre à ton (ta) meilleur(e) ami(e) pour lui en parler et le (la) pousser à la découvrir.
Dans ta lettre on devra trouver :
- la situation géographique de la ville ;
- une (ou des) partie(s) descriptive(s) ;
- tes impressions ;
- des commentaires incitatifs.
Constat : L’énoncé de cette activité offre une situation d'intégration très pertinente,
bien formulée, sans parasites ni bruits et elle est surtout accompagnée de
facilitateurs assurant la réussite même aux élèves en difficulté.

Reconsidérons une nouvelle fois la copie 2 et récrivons l’énoncé qui lui correspond.

Le 3 septembre 2006
Bonjour Mohamed,
J’espère que tu es bien rentré chez ta maman. A quelle -heure es-tu arrivé à la gare d’Alger ? Qu’astu fait pour aller jusque chez toi ? Comment tes frères et tes soeurs t’ont-ils accueilli ?
Si je t’écris aujourd’hui, c’est aussi parce que je ne sais plus comment faire pour lire une cassette
vidéo. J’ai branché la TV et le magnétoscope. Que dois-je faire ensuite ?
Je t’embrasse, et j’espère te revoir bientôt à la maison.
Ta tante Salma



Tu es allé passer quelques jours chez ta tante Selma. Elle t’écrit cette lettre une
semaine plus tard. En 10 lignes, écris à ton tour une lettre pour répondre à ta tante.
1-Réponds à chacune des questions qu’elle pose à propos de ton retour.
2-Explique-lui ce qu’elle doit faire pour lire une K7 vidéo, en utilisant l’impératif.
Utilise le mode d’emploi ci-dessous.

Mode d’emploi
a. Brancher la TV et le magnétoscope.
b. Les allumer tous les deux.
c. Introduire la K7 vidéo.
d. Appuyer sur le bouton « play ».


3- Termine la lettre à ta manière.

L’énoncé se compose de :
1) Support : Lettre de Tante Salma + Contexte : Tu es allé passer quelques jours chez ta tante
2) Selma. Elle t’écrit cette lettre une semaine plus tard + Mode d’emploi
3) Tâche : Ecris à ton tour une lettre à ta tante.
4) Consigne d’écriture : - critères de réussite : les points 1- 2 et 3 + En 10 lignes, - but : pour répondre à ta tante.
5) Donnée parasite pour faire réfléchir l’élève : Brancher la TV et le magnétoscope.


II- La correction de l’écrit

Objectifs :
- Amener les enseignants à mieux appréhender la correction de l’écrit sans difficulté ;
- Leur permettre d’en affiner la méthodologie.

Quels sont ses objectifs ?
La correction de l’écrit est :
1) Un moment de travail pratique (T.P) comportant des exercices de remédiation et de consolidation ;
2) Une activité d’évaluation générale de la classe : elle permet de vérifier si l’objectif annoncé au départ a été atteint ou non ;
3) Un moyen d’amélioration et d’enrichissement des compétences langagières et linguistiques.

Quelle est sa place?
Etant donné qu’elle vise à vérifier la capacité de l’élève à rassembler et organiser
ses acquis, la correction de l’écrit :
- Vient en fin de séquence et au terme de chaque projet,
- Suit directement l’expression écrite.
Quelle est sa fonction principale?

Apprenant:

  • Prendre conscience de ses capacités et de ses insuffisances ;
  • Mette en oeuvre une stratégie pour gérer les erreurs ;
  • Les corriger et les dépasser.

Enseignant:

  • Corriger les dysfonctionnements de la composante textuelle et discursive dans les productions écrites des élèves ;
  • Remédier aux difficultés rencontrées par les élèves ;
  • Mesurer et apprécier l’évolution de la compétence des élèves.


Quels sont ses supports ?
1) Un devoir d’élève
Caractéristiques :

  • Le devoir d’élève sera une production insuffisamment réussie ;
  • Elle comportera des erreurs faites par la majorité des élèves si l’on veut donner à la correction de l’écrit toute son efficacité ;
  • Les erreurs doivent être en rapport avec les consignes données dans l’énoncé ;
  • Il pourrait être « fabriqué » par l’enseignant à partir de son évaluation des
    copies d’élèves.

2) Des outils de remédiation
L’organisation de la remédiation se fait à partir :

  • de l’observation du tableau des résultats de chaque élève (grille de correction) ;
  • des déficits dûment constatés lors de la correction des copies des élèves.

On proposera des exercices adéquats de manipulation et de consolidation pour :

  • évacuer définitivement les erreurs ;
  • fixer durablement l’emploi correct.

Faut-il remédier à toutes les erreurs?

  • Ne considérer que les erreurs appartenant aux critères minimaux ;
  • Se centrer surtout sur les difficultés de textualisation : cohérence et typologie textuelles, progression thématique…
    Ne pas perdre de vue la correction formelle de la langue.

Comment s’effectue la remédiation ?

  • collectivement, si les lacunes sont communes à une majorité d’élèves ;
  • en petits groupes, si certains élèves rencontrent des difficultés similaires.
    Les deux types de remédiation peuvent être combinés.

Déroulement de l’activité

1er moment : Rappel et analyse du sujet

  • Souligner les mots-clés ;
  • Rappeler le modèle discursif (type de texte) : la consigne d'écriture ;
  • Rappeler les structures de la langue à (ré) investir : les critères de réussite.

2ème moment : Observation et analyse d’une copie d’élève

  • Faire des remarques sur sa présentation (§, alinéas, ponctuation, majuscules …),
  • Faire une lecture repérage de la copie (compréhension du sujet, correction de la langue, découpage du texte …)

3ème moment : Correction du devoir

  • Faire repérer, nommer et analyser les erreurs ;
  • Rappeler la règle si nécessaire ;
  • Corriger les phrases une à une (élimination, remplacement et épuration) : erreurs
    d’articulation, de cohésion et de cohérence ;

◊Remédier aux erreurs par des exercices correctifs appropriés (PLM) ;
◊ Améliorer textuellement et collectivement le devoir corrigé :
- enrichissement du vocabulaire (par synonymie ou transformation),
- utilisation de tournures ou phrases plus complexes …

4ème moment : Lecture à haute voix

  • Déceler et corriger d’éventuelles erreurs d’inattention, voire d’incohérence,
  • S’approprier l’énoncé correct et le restituer mentalement et par écrit sur les cahiers de cours.

5ème moment : Correction individuelle
Elle constitue le moment fort de la correction de d’écrit.
Après réception des copies et lecture des annotations de l’enseignant, elle permet à l’élève :

  • De lui rendre compte de son travail ;
  • De prendre conscience de ses réussites et de ses erreurs personnelles ;
  • De s’auto-corriger ;
  • De s’auto-évaluer.

Terminer enfin par la lecture des meilleures productions d'élèves :

  • Valoriser le travail de ces élèves ;
  • Donner ainsi aux autres la preuve qu'on peut réussir.

novembre 17, 2007

Analyses des erreurs et annotation des copies

C.Ramdani
Analyses des erreurs et annotation des copies

Dans la pédagogie traditionnelle, l’erreur était considérée comme :
- une faute à connotation morale;
- une preuve de non maîtrise ;
- un dysfonctionnement dont l’élève était le seul responsable.

Traitée négativement, la faute :
- décourageait l’élève et inhibait ses initiatives ;
- le poussait à ne rien faire ;
- le poussait à se taire plutôt que de se tromper publiquement ;
- l’élève fautif se voyait décerné le « bonnet d’âne »

La faute était source de :
- réprimandes et de brimades ;
- isolement et d’exclusion ;
- redoublement ou de décrochage scolaire.


Mais aujourd’hui, l’erreur change de statut ; elle est pourvue de sens.
Du point de vue de l’apprenant
l’apprenant a droit à l’erreur parce qu’


- à travers l’erreur, l’apprenant délivre un message : « C’est là que j’ai besoin d’aide ! »
- elle témoigne des processus logiques ou des représentations que l’apprenant met en œuvre lorsqu’il doit résoudre un problème ;

L’erreur constitue un signe de santé et une preuve que l’élève :
- a quand même essayé,
- a quand même fait des efforts,
- a quand même produit quelque chose.

Du point de vue de l’enseignant :

- l’erreur peut renseigner sur des dysfonctionnements ayant affecté le processus certaines pratiques de classe : méthodes, choix de contenu, adaptation,etc
- un bon diagnostic sur les types d’erreurs permet de réguler et d’y remédier efficacement

Qu’elle soit le produit de l’apprenant, de l’enseignant, des parents ou celui du « système », l’erreur demeure un indicateur qui permettra d’améliorer les pratiques de classe dans un apprentissage par compétences.


II- UN BON DIAGNOSTIC DES ERREURS REPOSE SUR LES ÉLÉMENTS SUIVANT


1- COMMENT DÉCRIRE UNE ERREUR

On décrit une erreur grâce à des critères de caractérisation.
Ces critères peuvent se présenter

soit sous formes de rubriques :
• les erreurs au niveau du texte ;
• les erreurs au niveau du paragraphe ;
• les erreurs au niveau de la phrase ;
• les erreurs au niveau du mot

* en appelle consomation de la cigarette un catastrofe sociale mortelle



les erreurs au niveau
Du texte
Du paragraphe
De la Phrase
Du mot


La Séquence argumentative se manifeste bien dans le texte.
Cependant des problèmes relevant de la cohérence du texte se manifestent dans :
1- la cohésion entre les idées est mal assurée :
Que remplace « il » dans le 1er et le 2ème et 3ème argument du développement ?

2- incohérence :
Le thème à développer constitue une cause qui draine normalement une série de conséquences. Mais l’élève a commencé son développement par une conséquence ; ce qui a entraîné une série de confusions au niveau de la progression thématique du texte …

3- Interférence des deux aspects : oral et écrit
le 1er argument : « D’une part… qui fume on ne peut… »

-Absence d’alinéas au niveau des paragraphes ;

- les arguments (idées principales sont mal présentées)

-Phrase longues mal construites (absence de verbes…)

-phrases surchargées d’informations (le dernier argument comporte à la fois causes et conséquences
- etc,…
Impropriétés : - « il entre dans la pauvreté »
-nom au lieu d’un verbe :« gaspillage »
- arrêter « la fumé »

- erreurs d’orthographes d’usage :fenomene, confit,etc…

-etc,…




Soit, en se basant sur les aspects de la maîtrise de la langue :

• les erreurs de cohérence ;
• les erreurs relatives à la ponctuation ;
• les erreurs relatives à la morphosyntaxe ;
• les erreurs relatives à la conjugaison ;
• les erreurs relatives à l’orthographe ;
• les erreurs relatives au lexique.














les aspects de la maîtrise de la langue
les erreurs de cohérence
les erreurs relatives à la ponctuation
erreurs relatives à la morphosyntaxe
erreurs relatives
à l’orthographe
erreurs relatives au lexique
1- Problèmes de cohésion :
Progression thématique mal assurée dans
les 2 dernières phrases du développement
et substitution lexicale erronée

2- une incohérence : le 1er argument n’appartient pas au thème développé ;
Les tirets placés au début de paragraphes
La 1ère phrase de l’introduction (répétition du verbe)
Absence de l’accord verbe sujet dans la dernière phrase
Fenomène, confi,etc
« Car » au lieu de »par exemple »
« Personnages » au lieu de « personnes »


2- COMMENT PRÉCISER LE TYPE D’ERREUR

Pour préciser le type d’erreur commise, on peut adopter un outil de catégorisation proposé par De Ketele et qui consiste à « structurer un ensemble d’items dans un tableau à double entrée et de voir laquelle des deux dimensions du tableau pose problème. »

Exemple :
Objectif : identifier le verbe dans une phrase (dans le cadre de l’accord sujet- verbe par exemple)

Types d’erreurs potentiellement liées
- au type et formes de phrases
- au niveau de complexité de la phrase

Exemple d’outil pour identifier les catégories d’erreurs.

Consigne : souligne le ou les verbes dans les phrases suivantes


Phrase
affirmative
Phrase interrogative
Phrase négative

Sujet+verbe
Nadine mange
Nadine, mange-t-elle ?
Nadine ne mange pas
/3
Sujet+verbe
+complément
Saïd boit de l’eau.
Saïd vient aujourd’hui ?
Dans la rue, Djamel ne chante pas.

/3
Sujet+sujet+verbe
Nahed et Fatma dorment
L’auto et le vélo, sont ils des véhicules ?
Les magasins et les écoles ne sont pas ouverts.

/3
Complément+sujet+
verbe+complément
Le matin, je me lève tôt.
Aviez-vous une voiture l’année passée ?
A Tozeur, l’avion n’a pas décollé ce matin.

/3
Phrase avec proposition relative
L’agenda qui se trouvait sur mon bureau a disparu.
Les oranges qui sont vendues par ce marchand, sont-elles bonnes ?
Les enfants qui sont orphelins ne sont pas protégés.


/3

/5
/5
/5




3. LA RECHERCHE DES SOURCES D’ERREURS

Connaître les sources d’ erreurs permet de dépasser leur simple description et intervenir efficacement dans leur correction.

Les erreurs relèvent essentiellement de quatre grands domaines :
a- erreurs relatives à la situation ;
b- erreurs relatives à la consigne ;
c- erreurs à l’opération intellectuelle,
d- erreurs relatives à l’acquis antérieur.

Les erreurs de ces différents domaines peuvent se cumuler et se rencontrer dans une même copie.

a- Erreurs relatives à la situation
- La situation paraît nouvelle : présentation de l’exercice différente, support nouveau, contexte culturel peu ou non familier, tâche à effectuer différente,
Exemple :
Activité, P : 45
Rédige un petit texte dans lequel tu proposeras à tes professeurs les moyens les plus efficaces pour informer les élèves et changer leurs comportements négatifs.




Dans cette situation, le contrat didactique est mal défini : Quel est ce destinataire pour qui l’apprenant va rédiger : le professeur ou l’élève ?

- La situation privilégiant un type de réflexion ou de raisonnement que l’élève maîtrise mal ; compte tenu de son profil cognitif, l’élève se construit une représentation erronée de la tâche à effectuer.
Exemples :
1- Argumenter dans le récit de science-fiction ;
2- Argumenter dans la fable ;
3- Expliquer pour justifier un point de vue ;
4- Décrire pour inciter à la consommation (la publicité).

- La situation impose des contraintes plus importantes : travail en temps limité, grand nombre d’exercices, degré de complexité supérieur, les exercices se réfèrent à des apprentissages de domaines différents.

Exemple 2 :
Activité, P : 103
En t’inspirant du texte page 100 et de la BD, rédige un petit récit qui finira par « mieux vaut régler les problèmes par la discussion ».

b- Erreurs relatives à la consigne
-La formulation de la consigne : consigne double, ambiguë, la consigne contient du vocabulaire complexe, une négation.
-La compréhension de la consigne : problèmes de lecture, l’élève ajoute, enlève, remplace des éléments dans la consigne, recrée la consigne.
-Le comportement face à la consigne : manque d’autonomie, peu ou trop d’anticipation, oubli de la consigne, pas de relecture de la consigne.

Exemples :
Activité, p : 85
Tu adores les BD et tu as voulu convaincre ton ami (e) de t'accompagner à la Bibliothèque Nationale. Que lui as-tu dit ? Rapporte tes propos au style direct."




• Sur quel paramètre l’apprenant va bâtir son argumentaire : sut la BD ? Sur la bibliothèque ? Sur les deux ?
c- Erreurs relatives aux opérations intellectuelles
Les erreurs peuvent venir de l’opération intellectuelle mise en œuvre dans une situation donnée.-La conceptualisation : passer de l’appréhension d’objets ou d’événements particuliers à leur représentation générale et abstraite.
Exemple :

Activité, P : 103
En t’inspirant du texte page 100 et de la BD, rédige un petit récit qui finira par « mieux vaut régler les problèmes par la discussion ».

-L’application : faire usage des règles, des connaissances acquises dans un domaine particulier et les mettre en pratique dans un autre domaine.

Activité, page : 91

"Tu as envie de t'inscrire dans un club pour occuper tes loisirs. Tu penses à une activité précise mais tu doutes encore de ton choix. Pour te décider, tu en as discuté avec un (e) camarade qui pratique déjà cette activité. Rapporte au style indirect la discussion..."


Exemple :








Non seulement, le problème se pose dans la formulation de la consigne, mais aussi dans la représentation des activités constituant des loisirs



-L’exploration : extraire d’un ensemble donné et caractérisé, un élément particulier.-La mobilisation : se référer à l’ensemble des acquis, en extraire quelques éléments particuliers répondant à des conditions précises et nouvelles.

Exemple :

Tu as inventé un objet et tu veux le faire connaître. Présente-le à tex camarades. N’oublie pas de lui donner un nom et de mettre l’accent sur ses qualités.

Activité, p : 85



Que va mobiliser l’élève dans cette situation ? Faire connaître l’objet (objet de la publicité) dépend d’abord de son invention. C’est une situation qui favorise l’échec !

Activité, P : 73
« Suite à la plainte déposée par Nadia, le chauffard a été convoqué au commissariat de police. Rapporte la version qu’il a donnée de l’accident au policier.
5-Le réinvestissement : transférer les connaissances d’une situation d’apprentissage connue à une situation partiellement ou entièrement nouvelle.




d- Erreurs relatives aux acquis antérieurs
1- Acquis antérieurs partiels, insuffisamment consolidés et/ou incorrects.
2- Non acquisition du savoir.
Activité, p : 85



" Tu adores les BD et tu as voulu convaincre ton ami (e) de t'accompagner à la Bibliothèque Nationale. Que lui as-tu dit ? Rapporte tes propos au style direct


Cette situation se construit sur l’intégration des savoirs antérieurs suivants :
- Une typographie particulière ;
- Les temps du discours ;
- Les verbes introducteurs de parole ;
- L’expression de la cause à effet ;
- L’expression de la pensée, des sentiments ;
Etc.

Et si ces connaissances sur la langue ne sont pas encore stabilisées chez l’apprenant ?



Bien établi, le diagnostic des erreurs dans les productions écrites doit être communiqué aux apprenants à l’aide des
annotations




II- Les annotations des productions écrites

1- Qu’est-ce qu’une annotation ?
• C’est un commentaire critique ou explicatif qui accompagne un texte.

En production écrite,

• C’est une remarque ou indication qui aide l’élève à se rendre compte de ses difficultés en production écrite, à les corriger et à s’engager dans un autre essai de réécriture.

2- Sont-elles importantes, les annotations ?

Oui, Parce qu’elles permettent à l’élève de :
• être conscient de ses propres difficultés,
• S’approprier les instruments adéquats pour y remédier,
• prendre possession, pourrait-on dire, de son expression écrite,
• devenir un scripteur autonome,
• et, enfin, accéder à une certaine aisance à l’écrit.



3- Observons quelques exemples sur les annotations

Nous avons l’habitude d’utiliser ou de voir les observations et les annotations suivantes :

- phrases très longues ; écris des phrases courtes ;
- phrases mal construites ;
- phrase incomplète ;
- impropriété ;
- incorrection ;
- trop de fautes d’orthographes ;
- utilise des phrases simples ;
- mauvaise présentation de la copie ;
- travail impersonnel ;
- reformule la dernière phrase ;
- écris lisiblement ;
- respecte les règles de l’accord entre sujet et verbe ;
- travail à refaire ;
- etc,…

Nous avons également l’habitude de trouver le code de correction suivant sur les copies corrigées :

Code
Définition
Orth.
S.
V.
Acc.
Conj.
Inc.
Impr.

Orthographe
Sujet
Verbe
Accord
conjugaison
Incorrection
impropriété

Observons enfin ce code proposé sur l’Internet :
Extraits d’un code mnémotechnique
AD
accord du déterminant
s’accorde en genre et en nombre avec le nom
AN
accord du nom
s’accorde en genre et en nombre avec l’article ou l’adjectif déterminant
AP
accord du participe passé
s’accorde en genre et en nombre avec le nomemployé seul, sans auxiliaire
APA
accord du participe passé employé avec l’auxiliaire avoir
s’accorde en genre et en nombre avec le complément direct placé en avant du verbe
AQ
accord de l’adjectif qualificatif
s’accorde en genre et en nombre avec le nom
AV
accord du verbe
s’accorde en nombre et en personne avec le sujet
CV
conjugaison du verbe
consulter un ouvrage de conjugaison
U
orthographe d’usage
consulter un dictionnaire
V-
vocabulaire
changer l’anglicisme pour un mot français
changer le mot vague par un mot plus juste
changer le mot populaire pour un mot plus neutre
AL
accord logique
le pronom s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il remplace
quand le sens général de la phrase l’exige
P
ponctuation
consulter les règles de ponctuation
S
syntaxe
changer, ajouter ou enlever le mot pour respecter la syntaxe de la phrase

Ces observations et ces codes aident-ils vraiment l’apprenant à s’engager dans un travail de réécriture?

Comment faire pour que les annotations sur les copies aident à corriger et à réécrire ?


4- Les caractéristiques des annotations efficaces et utiles :

• Les annotations portées sur la copie de l’élève ne doivent pas être pas trop abondantes, mais doivent être très explicites.
• Les annotations doivent être utiles, porteuses de sens pour l’apprenant, économiques et exemplaires.

• A- Utiles :

Elles doivent l'engager à réécrire son texte mais aussi l'aider à repérer ses réussites.

• L’élève ne s’y engage que lorsque les annotations sur sa copie l’incitent à réutiliser des outils comme:
- des grilles d’évaluation,
- des fiches- navettes,
- des documents (textes modèles, photos, cd-rom, etc…

• Il est intéressant que le professeur ménage ponctuellement des moments individualisés où l'on va corriger avec l'élève auprès de soi, en dialoguant, en l'interrogeant... Tout cela doit s'inscrire dans une pédagogie où non seulement l'erreur est permise et élucidée (on apprend à faire parler les erreurs en débat réglé: "pourquoi je me suis trompé ?") mais où l'essai est encouragé (preuve d'un savoir en construction).

B- Économique:

• Pour le professeur: la correction des copies prend beaucoup de temps;
• Pour l’élève: une copie lourde d’annotations ne constitue pas une aide pour l’élève. Au contraire, elle le bloque et le désengage !

Donc,
• Il n’est pas question de sanctionner ainsi chaque erreur ou maladresse et il semble judicieux de cibler les remarques surtout sur les erreurs liées à la grammaire et à la cohérence du texte produit.

Elles ne seront utiles que :
- lorsqu’elles font progresser les élèves dans leurs apprentissages; il s’agit d’un choix pédagogique de l’enseignant, en fonction des compétences qu’il veut développer chez les élèves.

En somme,

il s’agit de développer chez les élèves la capacité de procéder à une relecture efficace de leurs textes, relecture dirigée par la connaissance de leurs difficultés et la reconnaissance de leurs erreurs.


4.1- Quelles sont les caractéristiques des annotations qui favorisent la réécriture ?

Ce sont les annotations qui:
• font réfléchir l’élève,
• lui expliquent (au moyen d'exemples) les techniques qu'il ignore ,
• lui proposent de réutiliser des outils et des indicateurs de réussite,
• lui fournissent un vocabulaire riche qui l’ obligera à choisir, à trier.


Est-il important de tout corriger dans une production écrite ?
Est-il important de perdre son temps et son effort dans la correction des erreurs qui n’auraient pas d’incidence sur le sens ?
Y a-t-il un code de correction qui puisse aider vraiment l’apprenant à s’auto- corriger ?

Comment faire des annotations des guides en faveur d’un travail de réécriture ?

EN UNE SEULE QUESTION :

Que faut-il corriger dans une production écrite pour que l’apprenant puisse améliorer sa production écrite ?



Les erreurs que l’enseignant doit mettre en évidence sur la copie de l’apprenant doivent relever du domaine de la cohérence du texte.

La grille suivante pourra aider l’enseignant à mettre en évidence les erreurs qui freinent la compréhension de ce que l’apprenant a produit :

les règles de la cohérence textuelle:

Les indicateurs
1- LA CONTINUITE THEMATIQUE :

1-1- les marqueurs de relation (les connecteurs):
1-2- les transitions et les paragraphes:

2- LA PROGRESSION THEMATIQUE:

1- la progression à thème constant.
2- la progression à thème linéaire.
3- la progression à thèmes dérivés.

3- LA COHESION:

3-1. la reprise par un pronom
3-2. la reprise par une répétition
3-3. la reprise par un hyperonyme

4- ABSENCE DE CONTRADICTION














Commence ton argument par « la cigarette cause … »

Ajoute un exemple en




« Ce qui est, réellement, c’est ce qui se montre actif. Si ce qui m’apparaît comme une erreur est en fin de compte plus efficace et plus puissant qu’une prétendue vérité, il importe d’abord de suivre cette erreur, car c’est en elle que gisent la force et la vie, que je laisserais échapper si je persévérais dans ce qui est réputé vrai. La lumière nécessite l’obscurité, sans laquelle elle ne saurait être lumière. »
JUNG, médecin et psychologue suisse (1895-1961)

Erreurs à corriger dans le nouveau manuel scolaire de 1ère AM

Contactez-nous: dzfle@yahoo.fr

Equipe de formateurs et d'enseignants de F L E.

Tableau des modalisateurs

-Divers textes numérisés

Quelques pratiques de différenciation (essais)

Diverses évaluations Zone 1

Trimestre 1 1ère AM: 2ème AM: 3ème AM: 4ème AM: Trimestre 2 1ère AM: 2ème AM: 3ème AM: 4ème AM: Trimestre 3 1ère AM: 2ème AM: 3ème AM:

Travaux des enseignants de la zone 1 sur la remédiation

-Modèle d'une séquence

IEM. Y. Nabil. Cliquez sur le lien puis sur REGULAR DOWNLOD http://www.sendspace.com/file/h12gz1

Les invariants pédagogiques de C. Freinet

Si vous voulez décerner un diplôme à vos élèves...

Grille de correction (devoirs et compos)

-L'authentique situation initiale de la "Légende d'Asie" 3 e AM.

- Travaux de groupes autour des projets

- Exemples de grilles de réécriture

Programmes, répartitions et autres doc pour le secondaire

- Exemples de préparation (fiches)

- Exemples de situations d’intégration

IEM. Mme BOURAFA. Cliquez sur le lien: http://www.sendspace.com/file/q7llvu

- Les interventions avant la lecture

- Guide du maître 3 et 4 A P (cycle primaire)

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